Siège 281

Philippe MOLLER

Présentation de l'artiste

"Que dans sa jeunesse Philippe MOLLER se soit formé avec succès aux disciplines classiques du dessin, voilà qui est tout à fait rassurant car ce n'est pas par abandon mais par dépassement qu'il s'est rallié à la mouvance de l'abstraction. C'est par une décision réfléchie mais aussi sûrement par goût personnel. Il avait pris conscience de l'importance de la révolution qui s'est opérée dans les arts et dans les esprits au cours de la première moitié du XXème siècle.

Rappelons en la convergence et nous comprendrons mieux le dessein de Philippe MOLLER.

BRAQUE dit "le fait pictural". STRAVINSKI insiste sur la valeurdu "phénomène sonore" indépendant des réminiscences musicales des siècles précédents. APOLLINAIRE vante la surréalité qui renouvelle les inventions du verbe.

Fait pictural, qu'est-ce à dire?

La peinture retrouve son autonomie grâce à une écriture strictement plastique qui la libère de toute imitation naturaliste. En soi, non plus sujet (de représentation) mais objet (de création) au même titre qu'une architecture, un tissage, une poterie.

Cependant, dans le cas des arts graphiques, ces normes plastiques sont dictées par les ressources en même temps que les exigences de toute surface plane. Philippe MOLLER s'y est soumis avec la plus grande sûreté.

Soit : la mise en mesure des diverses étendues de la composition selon des rapports de proportion, également soutenus par la juxtaposition des accords colorés. Cette base se perçoit d'un seul tenant dans le champ du regard. Elle constitue l'espace du tableau, son statisme fondamental mais en même temps son mode d'expression selon que les tonalités sont chaudes ou froides, claires ou obscures. Selon le cas, serein ou tourmenté.

Voilà qui est tout à fait visible dans les toiles de Philippe MOLLER.

Mais sur ce fond , la mobilisation du nombre provoque la mise en mouvement des motifs de la composition. Ne disons pas dimensions mais directions, grâce à ces vecteurs linéaires, à ces cadences orientées qui vont de la verticale à l'oblique et finalement de l'oblique à la circularité.

Nombre car succession, progression qui s'échelonne dans une durée et invite le regard à un cheminement. Etrange alors ce rapport entre l'espace et le temps. Or leur solidarité organique contribue à susciter ce sentiment de plénitude qu'on appelle le rythme. Donc mesure, nombre, rythme, nous en percevons le pouvoir opérant dans la plupart des compositions de Philippe MOLLER.

Présenté en ces termes presque didactiques, on pourrait croire à une théorie. Il n'en est rien, ce n'est pas une théorie préconçue mais le résultat d'une pratique que seuls l'expérience, la sensibilité de l'artiste, son sens des nuances colorées peuvent mettre à jour.

Albert Gleizes recommandait, en effet, au peintre de travailler avec "sa physiologie active". Non sa tête, mais son corps.

Henri GIRIAT

Ancien administrateur de la Fondation Albert Gleizes

Membre de la Fondation Albert Gleizes

Auteur de "Gleizes l'initiateur" Ed. L'Harmattan

Coordonnées de l'artiste

- Email : phmoller@club-internet.fr

- Site internet : www.phmoller.com

Institut Europeen des Arts Contemporains

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