Siège 187

Suzanne RICHER

Présentation de l'artiste

Évolution de la Démarche Artistique

Artiste peintre autodidacte, Suzanne RICHER a toujours abordé son art avec le besoin du dépassement personnel et le souci du travail bien fait. Les sentiers de l’art peuvent différer d’une personne à l’autre, mais le but premier nous amène tous vers la réalisation d’un idéal à atteindre. Cette quête de beauté et d’harmonie, Suzanne, la poursuit depuis l’enfance. Image forte qui est restée gravée dans sa mémoire d’enfant, alors qu’elle assistait à un moment magique de la naissance d’un tableau. C’est comme si soudainement, les portes de l’univers s’ouvraient devant elle.

Adolescente, elle a trimé dur pour acquérir trois volumes du Famous Artist School. À l’époque elle travaillait beaucoup le portrait. De cet intervalle trouble, il ne lui est resté qu’un seul portrait qu’elle a réussi à sauver et il date de 1972. Selon ses dires, c’est le moins beau.

C’est en 1977 qu’elle fait son premier gros projet avec des huiles. Une commande, peindre sure les portières d’une voiture de marque Cougar, un sujet différent pour chaque portière. D’autres projets du genre ont suivi et il y a eu aussi des motos. Tous ont été faits au pinceaux et recouvert de «clear » par la suite. Côté technique, son huile devait être très diluée et appliquée, en un lavis, par couches très fine.

Sa première exposition collective remonte en 1980 au Festival des Couleurs de Magog. Elle y présente des œuvres, peintes à l’huile, des paysages surtout et des portraits monochromes. À ce moment-la, elle était loin de penser que les dix années à venir allaient être bien remplies.

Les ateliers de peinture « Projets Nouveaux Horizons » ont vu le jour au début des années quatre-vingt’. Ces ateliers trouvaient leur financement auprès du Gouvernement du Québec. Suzanne Richer y a tenu, pour sa part, des ateliers à Omerville, à Sainte-Catherine de Hatley , à Stanstead et à Magog. Dans le cas de Magog, Suzanne Richer s’occupait de recevoir des jeunes en difficultés de tout ordre. Certains cas lourds étaient reçus en atelier privé. À la fin de chaque atelier, l’artiste préparait une exposition collective, dans la ville respective de chaque groupe. Les ateliers des groupes de Stanstead étaient bilingues, car plusieurs participants habitaient le Vermont et le Maine aux États-Unis.

C’est durant ses ateliers de peinture qu’elle a remarqué que certains étudiants ne percevaient pas les bonnes tonalités de couleurs. La réponse ne se situait pas dans leur capacité visuelle, mais bien dans la faible teneur en pigments de couleurs de mauvaise qualité de certaines compagnies. Les pigments étant tellement instables d’une compagnie à l’autre qu’elle a entrepris un travail de recherche auprès des fournisseurs de l’époque. Elle a appris à reconnaître les symboles qui indiquent la stabilité et la qualité des pigments. À l’époque, il y avait aussi la teneur en métaux lourds à observer tel : le plomb, zinc le titane et autre. Cette recherche l’a amenée à devenir dépositaire des produits Rowney et de tenir sa propre boutique de matériel d’art de1987 à 1991. Tout en travaillant sur appel pour Memphrémagog Graphique. Son travail consistait à peindre et à appliquer des dorures à la feuille d’or sur des enseignes sur bois. Elle a eu le bonheur de faire ce travail dans une entreprise familiale pendant deux ans.

 

1990 - Suite à des problèmes de santé, elle est contrainte d’abandonner la peinture à l’huile. Sa curiosité l’avait déjà poussée à explorer différents médiums qui entraient dans son commerce de matériel d’artiste tel : les gouaches, aquarelles, pastels à l’huile, pastels secs, fusains et la gamme d’acrylique. C’est aussi au cours de cette même période que les livres de José. M. Paramòn sont entrés dans sa vie pour y travailler la perspective et le dessin en général. D’après ce que Suzanne Richer en dit, elle en a passé des rouleaux de papier à cette époque, dans le but de maîtriser le dessin, pour enfin se sentir prête à travailler avec un aérographe.

C’est aussi en 1990 qu’elle a commencé à faire de la retouche photo pour les studios de sa région. La retouche photo demande une maîtrise de la technique des teintures à photo liquide et en pastilles. Annuler le fond d’une photo à l’acrylique avec l’aérographe sur des surfaces parfois très restreintes, à cause du format de la photo en question n’est pas vraiment chose facile. L’usage de l’aquarelle et des crayons Prismacolor est souvent très utile, pour atteindre certaines tonalités recherchées. Avec le temps, les commandes de retouches sont devenues de plus en plus complexes et les défis techniques aussi. À force de travail, Suzanne Richer en est venue à posséder suffisamment de technique, pour être reconnue comme «spécialiste en reconstruction de photos très abîmées» par l’eau, le feu, les déchirures, etc. Pour les studios de photographie de sa région, cela représentait un avantage d’importance. Fini l’envoi des photos à Montréal. 14 ans d’expérience en retouches de photos jusqu’au début des années deux mille, font que Suzanne Richer considère, encore aujourd’hui, que pour elle, sur le plan des défis techniques ce fut la meilleure école d’art.

Insatisfaite de peindre des lieux uniquement de mémoire. C’est en 1996 qu’elle commence à peindre ses projets de peinture à partir de ses propres réalisations photographiques.

Sa quête, vers les effets de lumière dans son travail, l’a conduite vers la photographie. Elle découvre qu’elle aime peindre les fleurs et plein d’autres sujets accordant surtout une grande importance aux effets de lumière et à la composition artistique.

Pour elle, l’art suit le mouvement intérieur de l’artiste pour ensuite transparaître dans son travail. L’art est quelque chose de vivant et non de statique qui évolue avec les expériences de l’artiste. Chaque projet de peinture est abordé comme un lieu de découverte qu’il faut explorer, pour mieux en apprivoiser les subtilités techniques. Sa tête est toujours habitée par les multiples projets qu’elle souhaite réaliser, tout en sachant qu’une vie, ce n’est pas assez.

Heureuse de vivre cette histoire sans fin qu’est l’art

Coordonnées de l'artiste

- Email : suzaricher@gmail.com

- Site Web : suzannericher.artacademie.com

Institut Europeen des Arts Contemporains

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